À partir du 19 avril prochain, les Carrières de Lumières proposeront deux nouvelles expositions numériques qui promettent une plongée fascinante dans l'histoire et l'art. Après le succès des expositions précédentes, les visiteurs pourront désormais voyager dans le temps et l'espace pour découvrir "L’Égypte des pharaons. De Khéops à Ramsès II" et "Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme…"

L’Egypte investie les Carrières de Lumières aux Beaux de Provence

Dans “L’Égypte des pharaons”, les spectateurs seront transportés dans l’Égypte antique, depuis les premiers vestiges découverts par les scientifiques français jusqu’aux grands chantiers architecturaux des pyramides. Les sculptures monumentales des rois et reines, les batailles mythiques et même l’au-delà seront dévoilés dans une expérience immersive unique.

Quant à “Les Orientalistes”, cette exposition mettra en lumière l’attrait des peintres occidentaux pour l’Orient au XIXe siècle. Les œuvres de Ingres, Delacroix, Gérôme et d’autres artistes européens inviteront les visiteurs à explorer les mystères et la beauté envoûtante de ces terres lointaines.

Ne manquez pas ces deux expositions captivantes aux Carrières de Lumières des Baux de Provence à partir du 19 avril 2024 pour un voyage artistique inoubliable.

Les Carrières des Lumières présentent ses prochaines expositions immersives à partir du 19 avril 2024 : « L’Égypte des pharaons. De Khéops à Ramsès II » et « Les Orientalistes. Ingres, Delacroix, Gérôme… ».

PROGRAMME LONG :

La nouvelle exposition numérique des Carrières des Lumières propose aux visiteurs de remonter le temps et redécouvrir l’Égypte des pharaons à travers les chefs-d’oeuvre de cette civilisation mythique qui s’étend sur trois millénaires et fascine toutes les générations.
En prologue de l’exposition, les grains de sable soulevés par le vent laissent apparaitre les vestiges de l’Égypte antique tels qu’ils sont apparus aux scientifiques français lors de la Campagne d’Égypte de 1798 à 1801 et que le peintre David Roberts dessina, notant dans son carnet « Nous sommes un peuple de nains visitant une nation de géants ». Au commencement, l’Égypte ancienne possède sa propre cosmogonie, riches récits de la genèse du monde. Les forces sacrées des dieux s’affrontent et se révèlent sur les parois des Carrières des Lumières, jusqu’à l’apparition des premiers hommes sur terre.

Le voyage se poursuit le long du Nil, fleuve sacré et source de la vie. Le rythme des crues
et des saisons fournit le limon fertile nécessaire à l’épanouissement d’une faune et d’une flore luxuriantes. La vie quotidienne de l’Égypte ancienne se dévoile ainsi grâce à de magnifiques basreliefs, peintures et papyrus anciens.
Gigantesques chantiers et prodiges de l’architecture antique, les pyramides se construisent littéralement sous les yeux des visiteurs : un à un, les blocs colossaux s’empilent et érigent les tombeaux des rois éternels, gardés par le Sphinx majestueux.
La formidable pérennité de l’Égypte ancienne est intimement liée aux pharaons qui régnèrent sur le royaume unifié de la Haute et Basse Égypte. Les sculptures monumentales des souveraines et souverains dont les noms résonnent dans l’histoire surplombent ensuite l’espace : Khéphren, Hatshepsout, Thoutmosis III, Akhénaton et Néfertiti… Des batailles mythiques ont rythmé les règnes des souverains successifs, comme Ramsès II et la bataille de Qadech. Les bras du Nil irriguent ensuite l’espace d’or en fusion, chair des dieux, qui coule le long des murs, forgeant les incroyables bijoux des rois et reines égyptiens.

ÉGYPTE – ORIENTALISTES 2
À travers l’Égypte se déploient plusieurs centaines de temples dédiés aux multiples divinités.
Depuis Louxor jusqu’à Abou Simbel, ces complexes imposants sont des centres culturels, spirituels, économiques et politiques où la vie et la mort sont fêtées lors de grandes processions. S’ouvre ensuite la Vallée des rois, qui abrite le fameux tombeau de Toutânkhamon. La Vallée des reines renferme elle-aussi de pures merveilles – comme le tombeau de Néfertari – qui se révèlent sur les murs dans des couleurs éclatantes.
Le cycle de la vie arrive à sa fin et le visiteur est conduit dans l’au-delà, en s’approchant du plafond astronomique de Dendérah, qui culmine normalement à 15 mètres du sol et se déploie ici à portée de vue. Le voyage s’achève, n’ayant dévoilé qu’une infime partie de cette fascinante Égypte antique dont il reste encore tant de mystères à explorer.

PROGRAMME COURT :

Au XIXe siècle, les portes de l’Orient s’ouvrent pour les peintres occidentaux attirés par les mystères des terres lointaines. Éblouis par la lumière du grand Sud qui révèle les reliefs des paysages arides et les couleurs des architectures aux motifs spectaculaires, les Orientalistes Delacroix, Gérôme, Ingres et d’autres noms majeurs de l’expression européenne, invitent à une véritable expédition picturale vers un nouveau monde exotique et envoûtant de leur Orient rêvé.
Ce sont les carnets de voyage de Delacroix qui ouvrent le récit, plongeant le visiteur au coeur d’un itinéraire foisonnant de jeux d’ombres et de lumière, de parfums d’épices, rythmé par les sonorités des instruments orientaux et d’instants inédits croqués sur le vif. C’est ensuite d’autres grands noms – Constant, Frère, Vernet, Gérôme, Guillaumet, Belly, Richter et Dinet entre autres – qui planteront les décors d’un ailleurs inspirant qu’ils souhaiteront merveilleux et luxueux. Ils inviteront à serpenter dans les ruelles des cités orientales et des souks, à s’immiscer dans les intérieurs à l’abri du soleil, à entrer dans la danse de l’âme orientale, et à se promener dans les patios des palais somptueux.

Le visiteur accompagne les artistes sur leurs pérégrinations et vit l’éprouvante traversée d’un désert impitoyable en faisant une halte dans les oasis. Il part à la rencontre des animaux sauvages, dont la chasse est un sujet accrocheur pour ces peintres orientalistes. Enfin, les moucharabieh permettent d’entrevoir l’univers mystérieux des harems. Cet univers sensuel et fantasmé est resté inaccessible aux peintres orientalistes, qui en ont donc imaginé les représentations.

Les vapeurs du hammam dévoilent les baigneuses aux courbes irréelles et finalement le rideau se lève sur La
Grande Odalisque d’Ingres, chef-d’oeuvre de l’orientalisme onirique et idéalisé. Le rêve s’achève et le visiteur se réveille au coeur des salons parisiens du XIXe siècle, après avoir vécu comme un mirage évanescent, l’Orient rêvé des Orientalistes.

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