Article et illustration Au fil du Rhône

Ces dernières années, plusieurs études, notamment l’avant-gardiste EPSEAL, ont mis en évidence une fragilité de l’état sanitaire des habitants du territoire, établissant le lien certain, peu surprenant, avec l’activité industrielle.

Longtemps ignorés, déniés par certains, ses impacts ont motivé de nombreuses actions initiées par les associations qui ont toutes contribué à faire évoluer, certes encore trop lentement, les consciences, les réflexions et parfois, les réglementations.

Quelques parlementaires ont reliés les inquiétudes des populations mais les initiatives politiques sont rares. Récemment, une proposition de résolution a été déposée à l’assemblée nationale, pour la création d’une commission d’enquête sur la pollution atmosphérique dans les zones de concentration industrielles comme celle de Fos.

Si cette démarche marque un nouveau pas franchi dans la prise de conscience collective, comment ne pas s’interroger sur son utilité ? Une commission parlementaires est limitée dans le temps et n’est pas composée de spécialistes.

Or, si les impacts environnementaux et sanitaires des zones industrielles, celle de Fos en particulier, sont désormais reconnus, en mesurer l’ampleur, les effets des polluants non réglementés, des cocktails et des synergies, nécessitent temps et compétences.

Par ailleurs, la poursuite et l’approfondissement des recherches restent impératifs et la collecte de données de santé en continu indispensable à l’avancée des connaissances.

En 2018 notre fédération, FARE sud, avait demandé à la ministre de la santé l’ouverture de registres de pathologies dans les Bouches du Rhône et solliciter les députés et sénateurs du département pour qu’ils interviennent dans ce sens auprès des autorités compétentes. Bien peu ont répondu.

Enfin, il nous semble que de toutes les urgences la première serait de veiller à ce qu’aucune nouvelle source ne vienne aggraver l’exposition des riverains des zones concernés. Et dans ce cadre, un travail parlementaire sur l’évolution de l’application du principe de précaution serait assurément de la plus grande utilité.

Résolution déposée sur le n° 3166 à l’assemblée nationale

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