Du bromoforme en trop grande quantité dans l’air dans le Golfe de Fos

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Du bromoforme en trop grande quantité dans l’air dans le Golfe de Fos

 
Le chlore est utilisé par les industriels du Golfe de Fos pour ralentir la prolifération d’algues dans les conduites. Il est ensuite rejeté en mer, où il se transforme très vite en de nouveaux produits, souvent toxiques pour le milieu marin. Parmi eux, le bromoforme reste 10 à 10 000 fois plus élevé dans les eaux du golfe que dans le milieu naturel, même à l’écart des rejets.
 
En s’évaporant rapidement dans l’air, il affecte aussi la chimie de l’atmosphère et notamment la couche d’ozone. Aujourd’hui dans l’air, seules ses émissions naturelles sont comptées dans les modèles climatiques. 
 
Or, le récent projet FOS-SEA, réalisé dans le Golfe de Fos, l’a trouvé jusqu’à 100 fois plus concentré que toutes autres mesures connues. Les émissions industrielles devront donc être considérées dans de futures estimations des impacts climatiques liées au bromoforme.
 
Ces résultats ont été publiés dans une revue scientifique de renom par le Laboratoire Chimie Environnement (Aix-Marseille Université) et l’Institut, (disponible sur demande ou ici, https://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/acs.est.1c05073)
 
Captain Tuna : Alexis Achard, Eddy Bergeneau, Alex Schmidlin

Léquipe Tuna Captain, gagnante du concours était composée d’Eddy Bergeneau, Alex Schmidlin et Alexis Achard. Il est à noter que l’équipe était équipée de cannes à pêche saint louisiennes  Rouque custom rods .

 La seconde équipe du TCGB composée de Laurent Chaudet, David Bergeneau et Arnaud a terminé 13eme de concours. 

Serge Marchèse, Jean-Luc Petat et Philippe Yoannou n’ont pas démérité et accèdent à la 20ème place. 

Le Concours IBGE se déroule en quatre étapes, la première était donc à Porto Levante, la seconde se déroulera à Ancone (Italie), la troisième à Port Saint Louis du Rhône avec le Ganchou d’Or les 6 et 7 août 2021. 

C’est à Lignano (Italie) que se déroulera la dernière étape du concours du 30 septembre au 3 octobre.

Nul doute que les Italiens auront à cœur de prendre leur revanche lors des prochaines étapes, mais il est sûr que nos Saint Louisiens sauront défendre leur titre plus que mérité.

Que dire de plus ? Golfe de Fos le 19 Novembre 2021

Des images hallucinantes du Golfe de Fos le 19 novembre 2021 6h00

Gilbert nous fait part de sa vidéo prise en mer le 19 novembre à 6h00 du matin dans le Golfe de Fos. La zone a de tout temps été polluée, alors est-ce normal de voir des images pareilles ? Pouvons-nous nous vraiment nous habituer à tout ? 

Retour sur l’étude de “présence de Hap”(Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) dans les sols à Port Saint Louis

Le 21 septembre se déroulait une réunion publique menée par l'Institut Ecocitoyen pour la Connaissance des Pollutions (IECP) concernant la présence d'hydrocarbure à Port Saint Louis du Rhône.

CONTEXTE ET OBJECTIFS
Les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAPs), sous-famille des hydrocarbures, sont des polluants organiques persistants qui regroupent plus d’une centaine de composés. Bien que présents naturellement dans l’environnement, ils sont principalement émis par les activités anthropiques (industrielles, portuaires, routières, domestiques).

Certains représentent un danger sanitaire : ainsi 16 HAPs couramment analysés sont classés comme polluants prioritaires par l’Agence américaine de Protection de l’Environnement (USEPA), dont le benzo(a)pyrène (BaP) reconnu comme cancérigène
avéré et le dibenzo(a,h,)anthracène (DBA) comme cancérigène probable. 
 
Les principales voies d’exposition pour l’homme sont l’ingestion et l’inhalation.
Dans le cadre de recherches participatives impliquant les jardiniers de Port-Saint-Louis-du-Rhône, l’Institut Ecocitoyen (IECP) a mis en évidence une contamination aux HAPs sur la ville, située au sud-ouest de la ZIP de Fos-sur-Mer1.
 
Ces travaux ont notamment porté sur les sols des zones maraîchères2 présentant une pollution diffuse en HAPs en surface consécutive à des apports atmosphériques issus principalement de sources pyrolytiques3.

Suite à ce constat, le projet intitulé « HAPs à Port-Saint-Louis-du-Rhône : suivi intégré et sources » (HAPSIS) a été réalisé en 2019 et 2020 en partenariat avec AtmoSud et le Laboratoire Chimie Environnement (LCE) de l’Université Aix-Marseille. 
Il avait pour objectif de caractériser et cartographier l’exposition aux HAPs atmosphériques sur la ville et d’identifier les conditions (environnementales, météorologiques) et les origines (locales, régionales) de ces apports.

Ce projet a été soutenu par la Métropole Aix-Marseille-Provence, la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône et la DREAL-PACA à travers le Plan Régional Santé-Environnement.
CAMPAGNE D’ECHANTILLONNAGE
Afin de cartographier l’exposition et déterminer les origines des HAPs retrouvés à
Port-Saint-Louis-du-Rhône, deux campagnes d’échantillonnages ont été réalisées au sein de 10 stations choisies préalablement et localisées dans la carte ci-dessous. Elles ont eu lieu en hiver et en été, et étaient composées de prélèvements de retombées atmosphériques, de lichens et de sols.
Ainsi, 10 prélèvements de sols ont été effectués sur différents points répartis sur la commune, accompagnés de 7 prélèvements de lichens Xanthoria parietina prélevés au cours de 2 campagnes de mesure (hiver et été), et du recueil de particules sédimentables à l’aide de 3 jauges Owen au cours de ces campagnes de prélèvements
hivernales et estivales.
RESULTATS
Les résultats mettent en évidence le contexte particulier de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône avec une exposition marquée aux HAPs atmosphériques. Cette contamination diffuse serait en partie liée aux émissions industrielles en provenance des zones industrielles de Fos-sur-Mer et Lavéra. S’ajoutent à cela les fortes variations saisonnières observées dans le dosage des HAPs (Figures 1 et 2) sur les différentes matrices environnementales prélevées (PM10, particules sédimentables et lichens) témoignant de l’influence de sources d’émissions locales telles que celles induites par le chauffage au bois.
Par ailleurs, la cartographie des sols (Figure 3) a montré que tous les échantillons prélevés sur la zone urbaine présentaient une contamination diffuse relativement élevée en HAPs et a permis d’isoler les zones les plus contaminées. Il s’agit du Canal Saint-Louis, comportant de nombreuses friches industrielles, de la Presqu’île du Mazet et du centre-ville, notamment autour du stade et du Faubourg Hardon. 
Un gradient de concentration depuis ces friches est ainsi observé sur les échantillons de lichens et de sols. Il témoignerait de la remise en suspension des HAPs par l’envol des poussières de sols contaminés des friches industrielles situées en bordure du Canal Saint-Louis.
Le large champ d’application obtenu grâce aux différents types de prélèvements réalisés lors de cette étude et leur complémentarité, ont permis de mieux comprendre l’exposition aux HAPs atmosphériques de la ville de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ainsi, une contamination diffuse aux HAPs dans les différentes matrices environnementales prélevées a été mise en évidence. Un niveau moyen relativement élevé dans les sols et les
lichens a été mesuré sur l’ensemble du territoire communal, notamment dans le centre-ville.
 
 Les émissions des activités industrielles recensées dans la ZIP de Fos-sur-Mer située à proximité ont impacté les niveaux de HAPs mesurés sur le territoire dont les mesures sont semblables à celles retrouvées lors d’autres études réalisées dans le Golfe de Fos.
De fortes variations saisonnières sont également observables sur l’ensemble des résultats avec des mesures plus élevées en période hivernale. Cela semble être la conséquence de l’influence des émissions domestiques sur les émissions de HAPs, notamment en centre-ville et des changements de propriétés de l’atmosphère.

Associées à la cartographie de la contamination des sols en HAPs, ces données ont permis de consolider les données sanitaires et environnementales de la ville et d’identifier les zones les plus exposées. Le gradient de concentrations des HAPs dans les sols, visible à partir des friches industrielles, et associé aux mesures de bioaccumulations lichéniques permettent de supposer qu’il y aurait une remise en suspension des HAPs contenus dans les poussières de sols. La revégétalisation de ces friches industrielles, présentant souvent des sols nus, pourrait limiter cet envol de poussières et donc l’influence des friches industrielles sur l’exposition aux HAPs atmosphériques de la ville.

Communiqué de l'association Au fil du Rhône :

Etude HAPSIS (1) :
Menée par l’Institut Ecocitoyen à Port Saint Louis du Rhône, dans le cadre du PRSE(2) pour alimenter la base de données OSCARS (Observation et Suivi Cartographique des Actions Régionale de Santé)(3), elle avait pour objectif de relever la présence de Hap (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) dans les sols ; présence suggérée par de précédentes études, notamment une analyse des particules atmosphériques ultrafines, montrant une concentration de ces polluants.

 Les résultats confirment, sans réelle surprise, une contamination aux Hap. L’étude « Aigrette » conduite sur le territoire du San Ouest Provence, devenu partie de la métropole, avait déjà signalé des teneurs en HAP(4). Bien que les deux études soient différentes, il aurait été intéressant d’en rapprocher les données. 

HAPSIS renseigne également sur les sources et les conditions d’exposition. L’activité industrialo, les transports, la remise en suspension de poussières polluées lors de travaux, le chauffage et les brûlages agricoles en sont les principales. Sans en remettre en cause son sérieux, l’étude, perturbée par la crise sanitaire, n’apporte pas toutes les infos que l’on aurait pu en attendre. Elle ne permet pas de hiérarchiser les multiples sources identifiées, et n’envisage pas le laitier (scories de haut fourneaux) largement utilisé pour stabiliser les terrains sur le domaine communal et la plateforme Distriport, alors que le BRGM le désignait comme source probable.

 Les anciens marais du Caban, au nord de la ville et la zone située à l’est n’ont pas été investigués or, le GPMM y projette d’importants aménagements. Indéniablement, ces nouvelles données complètent une connaissance de notre territoire encore très parcellaire, mais la succession des recherches semble paradoxalement ne faire que repousser la prise de décisions qu’imposeraient les enjeux sanitaires.

2- Plan Régional Santé Environnement
4- Aigrette, synthèse des résultats et plan d’actions à l’échelle du territoire du SAN Ouest Provence, BRGM juin 2009, p.20

L’institut Ecocitoyen organise une réunion publique le 21 septembre

L’Institut Ecocitoyen organise une réunion publique le 21 septembre à 18h à la salle Marcel Pagnol de Port Saint louis du Rhône.

 

Le projet de recherche intitulé HAPSIS, soutenu par la DREAL PACA et la Métropole Aix-Marseille Provence, a été réalisé en 2020, en collaboration avec le Laboratoire Chimie Environnement (Aix-Marseille Université) et AtmoSud.
Il avait pour objectif de caractériser et cartographier l’exposition aux Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAPs) atmosphériques sur la commune de Port-Saint-Louis-du-Rhône, permettant notamment d’apprécier son impact. Cette étude arrive à sa fin et les résultats vous seront présentés lors d’une réunion publique.

Si vous souhaitez participer à la réunion publique vous pouvez contacter Sandra ALASTRA au 04 90 55 49 94 ou par mail sandra.alastra@institut-ecocitoyen.fr

Retrouvez l’Institut Ecocitoyen sur leurs supports numérique ici : 

Consulter le site http://institut-ecocitoyen.fr/

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Solamat Merex, le commissaire enquêteur favorable !

solamax merex

Le commissaire enquêteur a rendu son rapport sur la demande d’autorisation d’extension des activités de traitement des déchets industriels formulée par la société Solamat Merex.

 C’est en fait essentiellement une augmentation d’incinération de 30 000 t/an, soit 50 % de sa capacité actuelle, que l’exploitant revendique. Présenté en pleine pandémie, ce projet, vieux de plusieurs années, nous a interpellé tant il est contraire à l’intérêt général. 
 
Au Fil du Rhône et de la Fédération d’Action Régionale pour l’Environnement, ont déposé, comme d’autres, leurs remarques et observations sur le projet et le contexte dans lequel il s’inscrit, rappelant les risques sanitaires qui sont attachés à l’incinération des déchets. Le commissaire enquêteur, s’en tenant à l’étude d’impact fournie par l’industriel, minimisant les conséquences sanitaires de la pollution de l’air, ignorant à la fois la réalité du contexte local et l’évolution des connaissances scientifiques, donne un avis favorable. 
 
Ni les études EPSEAL menées sur Fos, Port Saint Louis et Saint Martin de Crau et l’étude Scenarii qui ont concouru à la reconnaissance désormais établie de la fragilité de l’état de santé des habitants, ni les récentes recherches sur l’implication des polluants atmosphériques dans la survenue ou l’aggravation de nombreuses maladies, ne semblent avoir retenu l’attention de cet ingénieur retraité, pur produit de l’industrie chimique. Simple naïveté ou accointance affective avec le milieu industriel, quelle que soit la raison de son avis, l’argumentaire anachronique qui l’accompagne révèle un déni de la réalité du territoire. 
 
Nul doute hélas, comme ce fut le cas pour l’incinérateur de déchets ménagers de la Communauté Urbaine de Marseille, devenue Métropole, que le Préfet s’y référera pour autoriser l’augmentation d’incinération demandée. Espérons que tous ceux qui se sont exprimés contre ce projet, n’hésitent pas à se mobiliser au-delà. Pour notre part, nous déposerons un recours contre l’éventuel arrêté. 
 
L’équipe du Gabian remercie l’association Au fil du Rhône pour son implication et son rôlr de lanceur d’alerte pour les habitants de Port Saint Louis du Rhône et la région. Vous pouvez les soutenir et vous tenir informer en vous abonnant sur leur page facebook 

Stop! L’incinérateur SOLAMAT MEREX veut s’agrandir

merex port saint louis du rhone le gabian

Enquête publique à PORT-SAINT-LOUIS-DU-RHÔNE et FOS-SUR-MER : extension de l'autorisation d'exploitation des activités de valorisation et de traitement des déchets industriels dangereux et non dangereux

Attention ! Ce registre est en cours de réalisation : cette présentation n’est pas définitive.
Il sera accessible du mardi 23 mars 2021 au vendredi 23 avril 2021.

L’enquête publique porte sur la demande formulée par la société SOLAMAT MEREX en vue de l’extension de l’autorisation d’exploiter des activités de traitement des déchets industriels dangereux et non dangereux, au titre des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), au sein de son établissement situé à Fos-sur-Mer.

Le présent projet consiste principalement à augmenter la capacité de traitement thermique, de réaliser des unités de traitement biologique et physico-chimique, des unités de lavage des citernes et de curage des hydrocureurs, et une plateforme de stockage extérieure de terres polluées et de résidus solides.

Cette enquête se déroulera du mardi 23 mars 2021 au vendredi 23 avril 2021 inclus sur le territoire des communes de FOS-SUR-MER et PORT-SAINT-LOUIS-DU-RHÔNE.

Télécharger l’avis    Télecharger l’arrêté

Une étude de l’INSEE indique que 50% des résidents de la région PACA sont trop exposés à la pollution de l’air

En 2017, le seuil de l’OMS dépassé pour la moitié des résidents de la région

Pollution de l’air par les PM10

 

Les particules en suspension (notées « PM » en anglais pour « Particulate matter ») sont d’une manière générale les fines particules solides portées par l’eau ou solides et/ou liquides portées par l’air (Wikipédia).

Pour faire simple, les particules fines, c’est de la poussière. Dans le cas de la pollution de l’air, ces poussières sont souvent issues de combustions qui ne sont pas totales. Elles génèrent ce qu’on appelle des imbrûlés. Quand on voit la fumée sortir du cheminée, d’un pot d’échappement ou quand on recrache de la fumée de cigarettes, c’est parce qu’il y a énormément de particules, de plus ou moins petites taille.

 

Pascale Rouaud (Insee), Yann Channac (AtmoSud)

Les habitants de Provence-Alpes-Côte d’Azur sont très exposés à la pollution de l’air par les particules. En 2017, pour la moitié d’entre eux, la concentration en PM10 dépasse, sur leur lieu de résidence, la ligne directrice de l’Organisation mondiale de la santé. Les populations concernées résident surtout sur le littoral méditerranéen et dans la vallée du Rhône. Les habitants des grandes agglomérations sont soumis aux concentrations les plus fortes, en particulier les Marseillais. Dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, où les niveaux de concentration sont les plus faibles, la ligne directrice est très rarement dépassée.

Figure 1Les agglomérations de Marseille, Nice et la vallée du Rhône concentrent les populations qui dépassent la ligne directriceDensité de population exposée à une concentration annuelle moyenne en PM10 supérieure à 20 µg/m³

Les plus fortes concentrations en particules dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, 85 % de la population est exposée sur son lieu de résidence à une concentration en PM10 dépassant la ligne directrice. C’est le cas de 64 % des habitants de Vaucluse, de 37 % de ceux des Alpes-Maritimes et de 23 % des Varois. Les habitants des Alpes-de-Haute-Provence (1 %) et des Hautes-Alpes (3 %) sont très peu concernés (figure 2).

La part de population exposée est très sensible au seuil retenu. Si le seuil de concentration annuelle était abaissé de 20 à 18 µg/m³, 76 % de la population de la région le dépasserait. Cette part serait ramenée à 30 % si le seuil était de 22 µg/m³.

Au-delà de la simple considération du seuil fourni par la ligne directrice, la connaissance de la concentration en PM10 est primordiale car les risques sur la santé augmentent de manière continue avec elle.

La population exposée aux concentrations les plus élevées se polarise autour de certains territoires denses. Dans la région, environ 270 000 habitants, dont 240 000 Marseillais et 12 000 Niçois, sont soumis sur leur lieu de résidence à une concentration supérieure à 26 µg/m³.

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