Le virus ne cacherait-il pas la forêt ?

Avant que le Docteur Ginoux déclare que la population Saint Louisienne était une population “plus fragile” face au virus COVID19 à cause de la forte présence de pollution dans l’air, l’association Au fil du Rhône avait communiqué sur leur page Facebook sur une étude italienne où les auteurs font un lien entre le nombre de personnes touchées et les émissions de particules en Lombardie.

Communiqué: 

Nous n’avons ni la compétence, ni les connaissances pour nous risquer à quelque commentaire sur la crise sanitaire mondiale que nous traversons, la stratégie nationale adoptée ou les mesures imposées pour enrayer l’épidémie, qu’il faut respecter au mieux pour qu’elles aient toutes leurs efficacités.

Nous ne reviendrons pas sur les polémiques naissantes et les légitimes questions sur l’impréparation des pays … Les professionnels de santé, dont il faut saluer le courage et l’abnégation, savent et sauront mieux que quiconque pointer du doigt les manquements ou dénoncer les choix qui ont conduit aux difficultés rencontrées pour affronter la pandémie.

Dans le flot d’informations largement relayées, parfois contradictoires, le rôle probable des particules fines dans la propagation du virus, mis en évidence par une étude italienne, nous a interpelés. Les auteurs se basent sur une corrélation relevée entre le nombre de personnes touchées et les émissions de particules en Lombardie.

Ils suggèrent que les particules agrégeant des gouttelettes infectées auraient facilité la diffusion de la maladie. L’étude fait débat, l’hypothèse est jugée plausible par des scientifiques, l’aptitude des particules à agglomérer toutes sortes d’aérosols, polluants, pollens étant bien connue, mais l’absence d’étude sur la survie du virus ainsi transporté ou ses capacités infectieuses ne permettent pas de la confirmer.

Par contre les conséquences inflammatoires des expositions à la pollution atmosphérique sont très documentées et la progression virale sur des organismes fragilisés unanimement reconnue.

Or, si les concentrations d’oxydes d’azotes dues au trafic ont bien baissé, celles des particules ou de l’ozone n’ont pas amorcé de baisse notable dans la région, elles sont même, pour les particules, supérieures à celle du début du mois. Ainsi comme nous ne cessons de le dire depuis des années, la problématique environnementale est indissociable de la santé…Il faudra bien en reparler.

En attendant, nous adressons en toute simplicité, mais avec la plus grande sincérité, tous nos remerciements aux soignants, mais aussi à tous ceux qui anonymement, quelque soit leur domaine, poursuivent leur activité et permettent à tous de vivre au mieux cette crise sanitaire et ses conséquences.

 Les auteurs se basent sur une corrélation relevée entre le nombre de personnes touchées et les émissions de particules en Lombardie

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